• Excellent article de Hugues Draelants sur la question de légitimation du conseiller pédagogique en Belgique.

    Les points soulevés sont totalement en adéquation avec notre vécu en France.

    Hugues Draelants: Sociologue, professeur -Thématiques de recherche : politiques et organisations scolaires, école et inégalités, usages juvéniles des TIC...

     

    Entre le pair et l’expert, trouver la distance qui convient. Une question de légitimation pour le conseiller pédagogique ?

    Lire l'article:

    https://rsa.revues.org/525

     


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  • Roland Goigoux : quels savoirs utiles aux formateurs ?

    source: http://centre-alain-savary.ens-lyon.fr/CAS/nouvelles-professionnalites/formateurs/roland-goigoux-quels-savoirs-pour-les-formateurs?utm_source=dlvr.it&utm_medium=facebook

    Roland Goigoux résume ici en une heure les quatorze heures de cours qu’il assure dans le master de formation de formateurs de Clermont. (ESPE Clermont Auvergne et laboratoire ACTé), conférence faite devant les candidats au CAFIPEMF et CAFFA (diplômes formateurs premier et second degré).

    Voir la vidéo et le résumé

     

     

     


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  • Ce guide est le fruit d'un partenariat entre le SCEREN et l'ANCP.

    Il n'a jamais été finalisé mais le projet a été relancé.

    Vous pouvez avoir accès à une quarantaine de pages d'extraits qui sont très intéressantes :

    Télécharger :

    Télécharger « guide_formateur.pdf »


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  • Un document ancien, à la source inconnue (?)...Cette technique pourra être utilisée en formation avec des directeurs, des formateurs, des enseignants,...

    Jeu de la survie

    Introduction

    Cette méthode a pour objectif de mettre en évidence les phénomènes de groupe, notamment celui de la prise de décision. Il permet à chacun de réfléchir également sur sa position dans un groupe, son rôle et son influence dans une discussion. Il est conseillé de réaliser cet exercice en formant des petits groupes de 4 à 6 personnes.

     

    Déroulement

    • Expliquez l’objectif de l’exercice et formez des petits groupes.
    • "Vous trouverez, ci-dessous, douze questions concernant toutes différents aspects de la survie humaine dans un endroit désertique. Pour chacune des questions, vous devrez choisir individuellement la solution qui vous semble la plus adaptée à la situation proposée. Essayez de vous imaginer dans la situation décrite et souvenez-vous que vous êtes seul et que vous avez un équipement très limité (sauf exception indiquée). Dans l’endroit où vous vous trouvez, c’est l’automne ; les journées sont chaudes et sèches, mais les nuits sont froides."
    • Distribuez à chaque participant la feuille de réponses (document 1) et laissez environ 20 mn pour que chacun réponde aux questions individuellement. Vous pouvez décider de ne sélectionner que quelques questions en fonction du temps dont vous disposez.
    • Une fois que chaque participant a répondu individuellement, le groupe doit prendre une décision. Rappelez les consignes concernant la prise de décision : il s’agit d’obtenir un consensus.
    • Une fois cette phase terminée, donnez les réponses du groupe d’experts (document2).
    • Enfin, distribuez le questionnaire d’influence.
    • L’intérêt de l’exercice est d’en discuter ensuite avec les participants et de replacer l’exercice dans le contexte : travail entre animateur, rôle d’un directeur, animation d’un groupe de jeunes,… 

    Télécharger « Le_jeu_de_la_survie.pdf »


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  • Le travail de tout formateur d’enseignants est intimement connecté aux situations de communication qu’il peut avoir avec ses pairs, collègues, parents d’élèves, etc.

     Communiquer, c’est rendre commun. Cela vient du latin communicare « mettre en commun, être en contact avec »

     

    Schéma de la communication

     

             Acte au cours duquel un individu  « émetteur » traduit un fait, un concept, un sentiment en un message qu’il adresse par le canal qui lui paraît le plus approprié, à un autre individu « récepteur », avec l’intention que ce dernier puisse prendre connaissance du fait, du concept envoyé 

             Au sens large, le message est le contenu général des informations

             Plus spécifiquement, le message est une succession de signes (code) correspondants à des règles précises transmise par l’émetteur au récepteur via un canal 

     L’émetteur

    n  Source du message

    n  Individu isolé, structure ou machine

    n  Intentionné : motivé, consciemment ou pas à dispenser un message

    n  Stimulé par une idée, une pensée à émettre

    n  Capable de transmettre un message en le codant

    n  Soumis à un phénomène de distorsion

     Le récepteur

    n  Destinataire : individu, groupe, institution ou machine

    n  Pas toujours récepteur intentionnel

    n  Décodeur du message émis par l’émetteur

    n  Percepteur des idées émises

    n  Sujet à un phénomène de distorsion lors du décodage (phénomène multiplié par le nombre de récepteurs)

     Le feed-back ou rétroaction

    Lorsque le message a atteint le récepteur, celui- ci reçoit en fonction de sa personnalité, de sa perception positive ou négative du message, de son comportement.

    Cet impact du message l’incite à répondre à l’émetteur.

    Le récepteur devient à son tour un émetteur qui renvoie un message relié à celui qu’il vient de recevoir.

     Le canal

    Le canal est un moyen qui permet à l’émetteur de porter son message à travers l’espace et le temps.

    Le son, la voix, les ondes, la télédistribution, le téléphone… sont des canaux, des moyens de mise en communication.

    Les mass-média qui s’adressent à un ensemble de récepteurs sont des moyens de diffusion collective de messages provenant d’un ou plusieurs émetteurs.

     Le codage et le décodage

    L’émetteur, pour faire comprendre son message, isole un certain nombre de signes. Pour les agencer en termes cohérents, il utilise un guide. Celui-ci est également agencé selon un code.

    L’émetteur n’utilise qu’une partie d’un ensemble commun.

    Le canal impose souvent des contraintes de codage.

    Les signes et le langage doivent être communs à l’émetteur et au récepteur.

    Des distorsions surviennent pourtant souvent au niveau du décodage.

     

    La perte dans les communications

    La communication (1)

     

    *L’écoute active

    L’écoute active permet de ce centrer sur la personne et sur 3 types d’informations : 

     n  Les faits: ce qui a été vu ou entendu et peut être vérifié

     n  L’opinion : ce qui a été pensé, réfléchi, jugé

     n  L’émotion : ce qui a été ressenti et éprouvé

     

    Modèles théoriques de Communication

    De nombreux théoriciens de la communication ont cherché à conceptualiser ce qu'était « une communication ». Les modèles sont nombreux et complémentaires.

     Le modèle de Lasswell

    Lasswell (1948) pose 5 questions qui tentent de décrire tout phénomène de communication. Ce premier modèle théorique va fortement orienter les recherches ultérieures en identifiant les pôles de la communication interpersonnelle.

              Qui ?                                               Emetteur 

              dit Quoi ?                                        Message 

              par Quels moyens ?                             Canal 

              à Qui ?                                           Récepteur 

              avec Quels effets ?                                Sens 

     

    Ce modèle conçoit la communication comme étant un processus d’influence et de persuasion, très proche de la publicité. Il dépasse la simple transmission du message (même s'il y reste centré) et envisage notamment les notions d'étapes de communication, la capacité de pluralité des émetteurs et des récepteurs et de finalité d'une communication (ses enjeux)

     

    Le modèle informationnel de SHANNON & WEAVER

    Ce modèle élaboré par SHANNON & WEAVER (1949) est centré sur l’étude d’une transmission optimale d’un message dans tout moyen de communication canalisable.Il désigne un modèle linéaire simple de la communication : cette dernière y est réduite à sa plus simple expression, la transmission d'un message.

      On peut résumer ce modèle en : « Un émetteur, grâce à un codage, envoie un message à un récepteur qui effectue le décodage dans un contexte perturbé de bruit »

      Ce modèle introduit les concepts théoriques suivants :

              L’émetteur effectue un codage en transformant le message initial en signal codé; 

              Le canal de communication transmet le signal codé en étant affecté par divers bruits environnementaux :

           -tout phénomène qui se produit à l’occasion d’une communication et qui ne fait pas partie du message intentionnellement émis; 

          - souvent de forme désordonnée, aléatoire, imprévisible; 

          - image, son, texte, geste ou autres signes verbaux ou non. 

           Le récepteur effectue le décodage en transformant le signal codé en message susceptible d’être reçu

     

    L’efficacité globale de la transmission de l’information est la résultante cumulative de ces diverses étapes. Tout canal de transmission est affecté par divers bruits (noises) qui dépendent de l’environnement considéré au sens large du terme.

     Au besoin, il conviendra d’agir sur l’environnement pour améliorer le rapport signal / bruit, sachant que l’information « ne passe plus » dans le canal concerné.

     Cette loi justifie l’usage de la redondance lors de situations critiques (émission simultanée du même message sur plusieurs canaux).

     La transmission de l’information chez l’homme exploite souvent plusieurs canaux sensoriels (auditif, visuels, olfactif)  qui disposent de codages spécifiques (référentiels).

      

     Le schéma Cybernétique de WIENNER (1948)

    Le concept théorique de boucle de rétroaction (ou feed-back) est introduit par Norman WIENER (1948) dans son livre  « Cybernetics ».

     L’approche cybernétique introduit le concept clé de régulation fournie par la boucle de rétroaction et traite la communication d’un point de vue dynamique.

     L’apport de ce modèle est essentiel. Il différencie la transmission d’information, d’une communication qui implique de disposer d’une possibilité de feed-back.

    La communication (1)

     

     

     

     

     

     

    Le « message en retour » permet une régulation : l’émetteur et le récepteur communiquent !

     

     Modèle issu de la « réseautique informatique » 

     Ces modèles techniques sont intéressants car ils se basent sur des acteurs différents du sujet d'étude habituel : l'ordinateur, fondamentalement logique et non-humain.

     Selon ces modèles, toute action de communication se baserait sur un processus essentiel, ou protocole de communication :

              Phase de mise en contact/connexion

              L'émetteur envoie une demande de connexion

              Le récepteur répond, soit affirmativement, soit négativement

              Si on fonctionne dans le principe d'une communication synchrone, l'émetteur et le récepteur s'envoient des messages pour se synchroniser

              Phase de l'envoi du (des) message(s)

              L'émetteur envoie un message

              Le récepteur dit s'il l'a bien reçu, ou si l'émetteur doit renvoyer son message

              Les rôles du récepteur et de l'émetteur peuvent s'inverser au cours de la communication.

              Phase de clôture/déconnexion

              L'un des ordinateurs demande la fermeture de la connexion

              Ces modèles ont mis en évidence la notion de réseau de communication, et de nœud de communication.

              En effet, un message transmis peut être relayé d'un poste à l'autre. De plus, on peut l'envoyer à un groupe d'ordinateurs. Et donc il faut savoir qui prend la parole, et comment...

      

    Les enjeux de la Communication

     Nous ne communiquons pas seulement pour transmettre ou recevoir des informations, mais aussi parce que nous sommes poussés par certains motifs, désireux d’atteindre certains buts et, plus largement, pour maîtriser certains enjeux psychologiques 

     Il existe 5 types d’enjeux qui ont été repris par différents auteurs dont (MUCCHIELLI et LIPIANSKY) 

     

    Les enjeux informatifs :

     *        transmettre une information, un message

     Les enjeux identitaires :

     *      Pour parler, il faut avoir une identité

     *      Toute communication définit l’identité de l’émetteur

     *      L’identité du locuteur va se manifester dans la phraséologie utilisée, dans l’usage d’un code particulier

     *      L’identité est aussi un enjeu, la personne qui communique va mettre en danger son identité pour produire chez l’autre une certaine image

     

    Les enjeux territoriaux :  

     *      L’enjeu est de préserver un espace intime pour ne pas se mettre en danger dans la communication

     *        Ces enjeux vont se mettre en place à la fois dans l’espace physique et psychique

     Les enjeux de l’espace psychique font référence aux aspects d’intimité, aux éléments personnels, privés, aux limites où on accepte l’autre dans son espace

     

    Les enjeux relationnels :

     *      Il y a « enjeu » d’entrer en relation, d’avoir des contacts, d’œuvrer à avoir des contacts satisfaisants par rapport à: 

              son objectif,

              en fonction de la situation de l’individu,

              du moment (besoin de gratification, de protection…).

     *      Ces enjeux reposent sur des questions d’identité et de frontières

              Les rituels d’interaction 

              Comment rentrer en communication avec l’autre ? 

     *      L’ouverture comporte le risque d’intrusion, de non-réponse, de non-maîtrise du déroulement de l’interaction qui, une fois engagée, échappe pour une part à l’emprise de chaque protagoniste

     *      Par des rituels d’interaction également. La fermeture peut faire résonance avec l’abandon et il faut rassurer l’interlocuteur sur le fait qu’il n’en est rien

     

    Les enjeux conatifs 

              Ces enjeux représentant la possibilité d’influencer l’autre

              Dans toute communication, l’émetteur cherche à influencer l’autre, le convaincre sur une opinion, sur un comportement, à le faire changer d’avis

     *      Ces enjeux peuvent prendre deux voies :

     *      la séduction : qui recherche un rapport de complicité, d’attirance, de sympathie en mettant en avant les aspects relationnels

     *      le pouvoir : qui instaure un rapport de force entre les interlocuteurs (autorité, sanctions, menaces…)

     *      Il existe des circonstances où la persuasion sera admise et des circonstances où elle ne le sera pas

     *      Ces enjeux sont aussi un processus dynamique, ils interagissent les uns par rapport aux autres.

     

    La perception de la réalité

     On améliore la communication en apprenant à observer, à tenir compte d’autrui (acceptation de l’autre), et en adoptant  une attitude de contrôle à l’égard de ses propres perceptions, de ses interprétations.

              La réalité passe à travers de nombreux filtres et nous ne sommes jamais objectifs

              Nous n'avons que des représentations de la réalité

              Qu'est-ce qui fait que l'on ne voit pas les objets d'une façon objective ? Pas de la même façon que d'autres ?

              Déjà à tous les niveaux, tant auditifs que visuels, nous n'avons qu'une connaissance partielle de la réalité (nous ne voyons que certaines longueurs d'onde, nous n'entendons que certains sons...).

              La raison de notre non-objectivité vient du fait que nous avons une " appréhension fantasmatique de cette réalité "

              Cette appréhension fantasmatique des " objets " (clients, conjoint, patron, nous-mêmes, etc...) se fait à travers une représentation

              Edgar MORIN, définit le concept de « représentation » ainsi:  

              C'est une synthèse cognitive dotée des qualités de globalité, de cohérence, de constance, de stabilité.

              Elle est obtenue par un processus de construction. Elle est construite à partir de plusieurs choses :

     - l'action du réel sur nos sens (la perception),

     - notre mémoire ( des schèmes mémorisés),

     - les fantasmes qui nous font privilégier certains aspects plutôt que d'autres.

     

             Cette construction que nous projetons ensuite sur le réel forme une boucle qui achève de nous mettre en relation avec ce réel

              Cette boucle est sélective (dans le sens où une partie de la réalité est éliminée), additive, dans la mesure ou nous rajoutons des aspects mémorisées (des schèmes),ce qui fait que toute perception a une composante quasi hallucinatoire.

    S'AUTOFORMER

    Des vidéos existent et permettent de travailler cet aspect fondamental du métier.

    Notamment, voir les vidéos de "communicationorale.fr", par exemple:

     

    Le NON VERBAL et la formation

    Comment se tenir face à un groupe ? Faut-il être assis ou debout ? Quelle est la bonne distance par rapport à la classe ou aux participants ? Quelle place ont les gestes, le regard ou la posture dans la communication de l'enseignant ou du formateur ?

    Inspirés par les recherches en proxémique ou par les techniques utilisées dans d'autres domaines de la communication, quelques auteurs ont tenté de donner des éléments de réponse.

    La suite dans un excellent article:

    http://cursus.edu/article/27389/non-verbal-formation/#.V1-nEPmLTIX

     

     

     

    Bibliographie/sources

              ARTAUD J., “ L’écoute, attitudes et techniques ”, Ed. Chronique sociale, Lyon, 1991

              BOUSSARD A,  Université Catholiques de Louvain / FOPA « Communication interpersonnelle et gestion de groupe » 2004-2005

     -       DELCOURT Isabelle, cours de communication

              ELDIN F « Le management de la communication » 1999-2000  

              MAC GREGOR D., “ La dimension humaine de l’entreprise ”, Ed. Dunod, Paris, 1969

              MYERS ET MYERS, “ Les bases de la communication interpersonnelle, une approche théorique et pratique ”,Ed. Mc Graw-Hill, Montréal, 1984 

              VINCENT C., “ Développez votre pouvoir par l’analyse transactionnelle ”, Ed. d’Organi-sation, Paris, 1988

              VAN DE LEEMPUT C., « Psychologie sociale de la communication ». UCL 2003-2004 

              WATZLAWICK P. ET AL., “ Une logique de la communication ”, Ed. Le Seuil, Paris, 1972

     


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